Balotelli, de Mario à ZorroDeux
fois buteur face à l'Allemagne en demi-finale de l'Euro 2012 (2-1),
Mario Balotelli a marqué ce choc de titans de son empreinte. Et affiché
son meilleur visage, après un début de tournoi en demi-teinte.
Son sélectionneur Cesare Prandelli disait lui-même la
veille de la demi-finale entre l'Allemagne et l'Italie qu'il lui était
difficile de cerner la personnalité de son fantasque attaquant.
Difficile de le contredire après un tournoi passé dans la controverse.
Inefficace face à l'Espagne (1-1), pour ne pas dire maladroit, Balotelli
avait déçu avant de voir son remplaçant, Antonio Di Natale, inscrire le
but de l'ouverture du score. Particulièrement attendu face à
l'Angleterre (0-0, 4-2 t.a.b), il n'a pas connu plus de réussite, même
s'il aura eu le mérite d'inscrire son tir au but face à Joe Hart. Mais
Cesare Prandelli ne pourra pas se plaindre de la sortie de Mario
Balotelli face à la Mannschaft, qu'il a éliminé à lui tout seul avec un
doublé (2-0).
Un réveil tardif mais ô combien précieux pour son équipe. Visage
fermé lors des hymnes nationaux, "Super Mario" s'est ensuite transformé
en homme providentiel pour la Squadra Azzura. Auteur d'un énorme travail
sur la charnière centrale Badstuber-Hummels, il a passé les vingt
premières minutes de la partie à jouer dos au but, pour obtenir
essentiellement des fautes et aider les siens à laisser passer l'orage
alors que les Allemands avaient pris les commandes de la partie. Sur sa
première occasion, l'attaquant de Manchester City a ouvert le score
d'une reprise de la tête sur une offrande de Cassano qui lui avait
faussé compagnie à pas moins de trois défenseurs. "C'était vraiment une passe incroyable",
a reconnu le buteur italien au sujet du service de son coéquipier de
l'attaque. Un but de la tête plein de maîtrise face à Neuer et Badstuber
qui en disait déjà long sur la volonté du natif de Palerme à faire de
cette demi-finale son rendez-vous de l'année.
Un deuxième but somptueux, une sortie discrète
Que dire du coup de génie de Balotelli, seize minutes après
l'ouverture du score ? Parti à la limite du hors-jeu après avoir
constaté le mauvais placement de Philipp Lahm, il a alors affiché un
sang-froid à toute épreuve pour ensuite placer une frappe somptueuse en
pleine lucarne, l'un des plus beaux buts de la compétition. Il l'a
d'ailleurs senti lui même en enlevant son maillot pour célébrer cet
éclair de génie, et afficher un visage de guerrier. "Il a été excellent, comme toute l'équipe, s'est félicité Prandelli après le match. Je
crois sincèrement qu'une équipe doit avoir un projet de jeu, et il y a
souscrit avec son style propre, il a effectué une grande performance ce
soir".
Avec ce doublé, Balotelli porte à trois son nombre de réalisations
dans la compétition, soit le meilleur total d'un Italien depuis
Christian Vieiri lors de la Coupe du Monde 2002. Il en profite également
pour rejoindre Cassano en tête des meilleurs buteurs de l'histoire de
l'Italie à l'Euro. Une partie historique, qu'il a dû quitter
prématurément, victimes de crampes...après seulement 70 minutes de jeu
non sans s'être créé une troisième occasion, envoyée à côté du but de
Manuel Neuer. Du Balotelli de bout en bout, mais surtout son meilleur
visage, celui sur lequel désormais tout un pays va compter dans deux
jours, à l'heure de retrouver l'Espagne. "Ma mère était au stade et
mon père devant la télévision, j'ai marqué deux buts devant ma mère, je
voudrais en marquer quatre devant mon père à Kiev pour la finale!", a-t-il d'ores et déjà annoncé. Ça promet !
Eternelle ItalieL'Italie
a créé la surprise en battant l'Allemagne (2-1) grâce à deux buts de
Mario Balotelli. Elle affrontera l'Espagne en finale dimanche.
Douze ans après sa cruelle défaite face à la France
(2-1 a.p.), l'Italie disputera à nouveau la finale de l'Euro. Les
Italiens ont créé une petite sensation en éliminant l'Allemagne (2-1),
favorite de cette confrontation, grâce à un doublé de Mario Balotelli
(20e, 36e) contre un but sur penalty de Mesut Özil (90e+2). Ils
tenteront d'ajouter un deuxième titre de champion d'Europe à leur
palmarès, le premier depuis 1968, dimanche face à l'Espagne, tenante du
trophée et qui s'était imposée mercredi devant le Portugal (0-0, 4-2
t.a.b.). Il s'agira de retrouvailles entre deux équipes qui s'étaient
séparées sur un score de parité en phase de poules (1-1).
Si l'Italie a encore affiché ses vertus collectives pour sortir
l'Allemagne, elle doit aussi son succès à Mario Balotelli.
L'avant-centre transalpin suscitait plutôt la controverse depuis le
début du tournoi. Face au vice-champion d'Europe en titre, le joueur de
Manchester City a fait l'unanimité. D'abord en ouvrant la marque de la
tête, sur un centre d'un excellent Antonio Cassano après une action
initiée par Andrea Pirlo (1-0, 20e). Puis en offrant un break d'avance à
son équipe d'une frappe surpuissante à l'entrée de la surface, sur une
ouverture en profondeur de Riccardo Montolivo (2-0, 36e). Un doublé qui
permet à Super Mario de rejoindre l'Allemand Mario Gomez, le Russe Alan
Dzagoev, le Croate Mario Mandzukic et le Portugais Cristiano Ronaldo en
tête du classement des buteurs de cet Euro 2012 avec trois réalisations.
Comme face à l'Angleterre, où Andrea Pirlo et Gianluigi Buffon avaient
guidé l'Italie vers la qualification, les Transalpins ont pu compter sur
le talent de leurs individualités pour faire la différence.
Klose et Reus ne changent rien
L'Allemagne ne peut pas en dire autant, même si c'est surtout
collectivement que la Mannschäft a fini par sombrer dans cette
demi-finale. Les Allemands ne sont quasiment jamais parvenus à faire la
différence, même s'ils auraient pu profiter d'une certaine fébrilité de
la défense italienne en début de match. Andrea Pirlo a ainsi dû sauver
sur sa ligne une reprise de Mats Hummels après une sortie manquée par
Gianluigi Buffon sur un corner (8e). Les entrées à la pause de Miroslav
Klose et de Marco Reus, à la place de Mario Gomez et Lukas Podolski,
n'ont pas permis à l'Allemagne d'inverser la tendance.
L'Italie a gardé le contrôle du jeu, et Buffon a fait le nécessaire
sur les rares occasions allemandes, notamment un coup franc de Reus
qu'il a détourné sur sa barre (55e). Le penalty transformé par Mesut
Özil (2-1, 90e+2) suite à une main italienne n'a rien changé. Comme
toujours depuis 2006, l'Allemagne terminera placée, mais pas gagnante.
Elle est tombée de haut devant une équipe italienne qui avait pourtant
démarré le tournoi dans un contexte très troublée avec le
Calcioscommesse. Encore une fois, elle a montré qu'elle pouvait faire
abstraction des affaires.
Euro 2012 : Balotelli caricaturé en King Kong
On connaissait déjà le lien entre Mario et Donkey
Kong, c'est maintenant le parallèle entre l'autre Mario et King Kong
qui fait scandale. La préparation de la Squadra Azzura pour leur
demi-finale contre l'Allemagne a en effet été accompagnée d'une vive
polémique concernant la publication dans la Gazetta Dello Sport d'une
caricature tendancieuse représentant Mario Balotelli, seul joueur noir
de la sélection italienne, en King Kong.
Pas une première pour Balotelli
Ce dessin montre l'attaquant transalpin agrippé au sommet de Big Ben,
repoussant de la main des ballons de football. Depuis sa publication,
il a suscité tant de plaintes que le journal italien a désormais admis
qu'il aurait du faire preuve d'une "plus grande modération, prudence, et
d'un meilleur goût". Pas encore de réelles excuses cependant, ce qui ne
facilite pas le retour au calme au sein du clan Balotelli, agacé par la
récurrence des propos racistes à son encontre.
Déjà, Balotelli avait indiqué au début du tournoi qu'il envisagerait
de quitter le terrain s'il entendait des injures racistes à son
encontre... Ce qui n'a pas empêché les supporteurs espagnols et croates,
lors des matches de poules, de lui adresser des chants de singe, voire
de le viser avec des jets de bananes.
Plus de la maladresse qu'autre chose ?
En fait, l'auteur de ce dessin polémique, Valerio Marini, avait dans
l'idée de donner une image d'un Balotelli dominant l'Angleterre comme il
l'avait fait sur le gazon de Kiev le dimanche précédent. La Gazzetta,
principal journal sportif transalpin, réfute (...)

Démission du sélectionneur des Pays-Bas Bert van Marwijk quitte, le sélectionneur des Pays-Bas, éliminés sans gloire de l'Euro 2012 après avoir perdu leurs trois matches de groupe, a remis sa …
Le sélectionneur des Pays-Bas, éliminés sans gloire de l'Euro 2012 après avoir perdu leurs trois matches de groupe, a remis sa démission, annonce mercredi la fédération néerlandaise (KNVB).
Finaliste de la Coupe du monde 2010, Bert van Marwijk quitte la sélection 'oranje' avec un bilan de 34 victoires, huit défaites et dix nuls en 52 matches.
"J'ai beaucoup hésité mais j'ai finalement décidé de prendre cette décision", explique dans un communiqué publié sur le site internet de la KNVB le technicien néerlandais, qui avait renouvelé son contrat l'an dernier jusqu'en 2016.
Sous la direction du stratège âgé de 60 ans, les Oranje ont vécu le pire tournoi majeur de leur histoire en Pologne et en Ukraine.
Après une défaite surprise lors de leur premier match contre le Danemark (1-0), ils ont par la suite été défaits par l'Allemagne (2-1) et par le Portugal (2-1).
Les médias néerlandais n'ont eu de cesse ces derniers jours de critiquer la stratégie de Bert van Marwijk à la tête de la sélection, le jugeant notamment trop conservateur.
Mais de nombreux joueurs lui ont, de leur côté, apporté tout leur soutien.
Le président de la KNVB Bert van Oostveen est allé également dans ce sens, mercredi soir, à l'heure de commenter la démission de Bert van Marwijk, en poste depuis juillet 2008.
"Il a accompli un excellent travail en menant l'équipe en finale de la Coupe du monde et au premier rang du classement FIFA", a-t-il souligné.
"C'est triste de se dire au revoir maintenant mais nous devons être réalistes", a ajouté le patron du football néerlandais.
Euro: Espagne-Portugal, sur un air de Clasico
La
demi-finale de l'Euro-2012 entre l'Espagne et le Portugal, mercredi à
Donetsk, s'apparente à une réunion de famille ou à un clasico, puisque
26 des 46 sélectionnés évoluent en Liga, avec une Roja à coloration
barcelonaise et une Seleccion madrilène.
"Non, nous n'avons rien prévu de spécial", a assuré le milieu de
terrain Xabi Alonso à propos d'un supposé dispositif contre son
coéquipier au Real, Cristiano Ronaldo.
"Evidemment, je ne dis pas que nous n'avons pas analysé son jeu. Mais
mercredi, nous continuerons à jouer selon nos principes habituels", a
ajouté Xabi Alonso, l'homme qui a éliminé la France en quart (2-0) grâce
à son doublé pour sa 100e sélection.
Auteur de 60 buts toutes compétitions confondues cette saison pour le
Real, Ronaldo a déjà marqué trois buts dans cet Euro après deux matches
unanimement salués par la presse et les supporteurs face aux Pays-Bas
(2-1) et à la République Tchèque (1-0).
Et si le sélectionneur Vicente Del Bosque n'a, officiellement, rien
prévu de particulier pour freiner Cristiano Ronaldo, le latéral droit
Alvaro Arbeloa sait qu'il va passer une soirée compliquée face à son
coéquipier du Real. Il devra se rappeler des phases d'entraînement en
club pour tenter de freiner les dribbles chaloupés et les courses folles
du Portugais.
Si la presse espagnole est d'ores et déjà focalisée sur
l'affrontement particulièrement médiatique entre "CR7" et ses "frères"
du Real -Casillas le gardien, Ramos, Arbeloa, Albiol etc.-, les
champions du monde et d'Europe s'efforcent eux d'avoir une vue plus
large de leurs adversaires.
"Le Portugal est une équipe forte, avec beaucoup de bons joueurs, a
ainsi détaillé Cesc Fabregas. Meireles, Moutinho, Almeida sont des
joueurs capables de garder le ballon. Nani et Ronaldo sont eux deux
poignards qui rentrent depuis les côtés. Un de leurs points forts est
notamment le contre."
Mais ce ne sera pas le remake d'un Clasico Real-Barça comme
s'ingénient déjà à déjà vendre plusieurs médias espagnols: "Non, je
n'irais pas jusque-là, tempère Fabregas. Ils jouent avec un système tout
de même différent de celui du Real, même s'il est vrai qu'ils sont
particulièrement redoutables en contre-attaque".
Avec trois Madrilènes dans les rangs portugais (Ronaldo, Pepe,
Coentrao) et le soutien dans les tribunes de José Mourinho, leur
supporteur N.1, la demi-finale contre l'Espagne a, effectivement, un
petit air de Clasico. D'autant que les deux sélections se connaissent à
la perfection, non seulement en raison de la présence de nombreux
joueurs en Liga, mais aussi parce qu'elles se sont affrontées à de
nombreuses reprises.
Lors de leur dernier rendez-vous en compétition, la Roja avait pris
le meilleur sur la Selecçao (1-0 en 8e de finale du Mondial-2010 avec un
Cristiano Ronaldo très décevant).
Pas de quoi en tirer des conclusions pour Xabi Alonso: "Attention, il
s'agit peut-être des mêmes joueurs qu'à l'époque, mais du point de vue
de l'état d'esprit, ils sont actuellement au top". Le milieu madrilène
garde aussi sûrement en mémoire l'humiliation (0-4) infligée quelques
mois plus tard par les Portugais. C'était certes en match amical, mais
bon pour le moral.
Comme beaucoup de réunions de famille, les retrouvailles de Cristiano
Ronaldo avec ses proches du Real risquent d'être un peu mouvementée.
Selon plusieurs quotidiens espagnols, Raphaël Varane Officiel pourrait être prêté au FC Seville une saison.
Âgé de 19 ans, le club souhaiterait lui offrir une saison pleine en tant que titulaire, ce qui semble compliqué cette saison avec la paire Sergio Ramos-Pepe en pleine bourre !
Est-ce une bonne idée, selon vous ?
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